Balades de villages

ANGLÈS

Entre Montagne Noire et Plateau du Somail, ce petit village trouverait ses origines au XIIIème siècle, alors appelé «Castrum de Angulis » de par la forme de son enceinte rectangulaire. Au Moyen Age, protégée par son isolement, la bourgade ne souffre pas de cette époque sombre. Elle sera cependant victime de la terrible période des guerres de religions au XVIème siècle. A majorité protestante, les heurts avec les catholiques s’apaisent toutefois jusqu’à la révocation de l’Edit de Nantes. S’en suivra la longue période du « Désert Protestant » où les Huguenots fuient et émigrent.

C’est au XIXème siècle que le village d’Anglès connaît son apogée économique et démographique, avant que la 1ère Guerre Mondiale ne vienne décimer la population. Malgré ses nombreux bouleversements historiques, Anglès reste un village rural typique du Haut Languedoc où il fait bon vivre, fort de nombreux atouts culturels et naturels, tels que le passage de la Voie d’Arles, les lacs de la Raviège et des St Peyres offrant des loisirs simples et familiaux, de nombreux sentiers de randonnée et une nature à l’état pur!

A ne pas manquer : le temple protestant, l’église, la porte du Midi, le sentier du Plateau d’Anglès, le lac des St Peyres

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BARRE

Petite commune tarnaise située à la limite de l’Aveyron, le village tirerait son origine étymologique  du gaulois « bar » signifiant « sommet ». S’élevant à 930 mètres d’altitude elle est la plus haute commune du département du Tarn et cette situation géographique privilégiée fera de Barre le « castrum barum» pour défendre la route séparant le Rouergue, ennemi des Romains, à la Narbonnaise.

Barre, petit village rural bâti en pierres brutes, face au Midi à l’abri du vent du nord, est composé de ruelles étroites appelées des « carrieïros » (voies laissant passer les charrettes), qui sont encore aujourd’hui connues pour s’animer l’avant dernier lundi du mois d’août avec la traditionnelle « buffatière », ou danse du soufflet. Cette danse populaire médiévale typiquement languedocienne réunit les habitants vêtus de blanc aspergeant les spectateurs de farine à l’aide de leurs soufflets. Cette tradition aurait également pour vocation d’éloigner les démons ! Aujourd’hui, Barre vit principalement de l’élevage, notamment de celui de la brebis « race Lacaune » très répandue dans la région car son lait est réservé à la fabrication du fromage de Roquefort, mais aussi de la fabrication, plus insolite, de chips artisanales dont l’usine est toujours en activité.

A ne pas manquer : le sentier du Mont Barre (6 km) et son panorama (table d’orientation), le plan d’eau du Dévès, L’église du XVème siècle, la fontaine du Gassot, les linteaux de portes en grès

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BERLATS

Blotti à 500 mètres d’altitude au creux des Monts de Lacaune, le petit village de Berlats offre des paysages verts et boisés parcourus par de nombreux ruisseaux.

Il existait d’ailleurs autrefois deux moulins à grains qui ont contribué à l’essor du village au XVIIème siècle et de certaines familles de négociants comme les Calvayrac, qui ont bâti leurs richesses grâce au commerce du grain. Mais à cette époque Berlats doit aussi sa popularité à son château du XIIIème siècle transformé en maison de maître au XVIIème siècle, et à son haras, le seul du Tarn, qui attirait de nombreux propriétaires de juments qui venaient de toute la région pour des saillies fructueuses et parfois onéreuses. Les lieux, devenus privés, existent toujours aujourd’hui.

Berlats doit aussi sa singularité à ses forêts qui fournissaient jadis le charbon de bois aux hameaux et fermes du pays, mais également à ses jasses, abris de bergers en pierres sèches encore construits au début du XXème siècle, et que l’on aperçoit encore aujourd’hui au détour d’un bois ou d’une prairie.

A ne pas manquer : le sentier du Puech dels Carboniès, le centre de vacances « Berlats Accueil » qui propose de nombreuses animations de pleine nature et de l’hébergement

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CAMBON ET SALVERGUES

Située au plus haut point de l’Hérault, entre 900 m. et 1150 m. au cœur du massif de l’Espinouse, Cambon et Salvergues fut fondé en 1869 mais l’Homme y a laissé son empreinte depuis des temps immémoriaux comme en témoigne certaines statues-menhirs, ou encore l’ancienne voie Romaine qui traversait la commune.

C’est d’ailleurs le seigneur Gallo-Romain SALVIUS qui donna son nom au domaine de SALVERGUES. Ancien point de convergence des chemins de St Jacques de Compostelle par la Via Tolosana, ces derniers ont incontestablement contribué à l’essor de la commune au Moyen-Age. C’est à cette époque que fut érigée l’église St Pierre de l’Espinouse, malheureusement détruite au XIXè siècle. Les églises de Salvergues et Cambon virent alors le jour, ainsi que la chapelle St Martin du Froid, édifiée sur une ancienne tombe wisigothique, et devenue au fil du temps le symbole des Monts de l’Espinouse. Le XIXème fut une époque florissante pour l’agriculture ; les fermes étaient nombreuses, le lait était transformé à la fromagerie du village et le grain moulu au moulin à eau.

Aujourd’hui Cambon est réputé pour la beauté de ses paysages et sa douceur de vivre. Havre de paix pour les vacanciers, Cambon a su installer de nombreux hébergements pour  accueillir les amoureux de la randonnée et les familles à la recherche de simplicité.

A ne pas manquer : Statue-menhir de Salverguettes., Église de Saint-Pierre-de-l’Espinouse, Église de Salvergues, Chapelle Saint-Martin du Froid (pèlerinage en août), l’atelier pédagogique sur l’énergie éolienne.

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CASTANET LE HAUT

Castanet-le-Haut culmine entre 435m et 1124m, jouxte les deux départements de l’Aveyron et du Tarn. Des traces d’un camp romain, situé au Plo des Brus, et des tombes Wisigothes témoignent de la présence humaine sur ses pentes escarpées en des temps reculés. Castanet a toujours été fortement marqué par sa géographie. Elle se situe en partie dans le massif granitique de l’Espinouse, quand l’autre partie est formée par un plateau calcaire bordé par les abruptes falaises d’Orques. C’est ici que l’on trouve  la crête qui détermine la ligne de partage des eaux. Le Prat de Cèbe où la Mare prend sa source, se trouve sur le versant méditerranéen, alors que le haut de la commune, direction l’Espinouse, est sur le versant océanique. C’est grâce à cette particularité géographique que notre destination est si variée en terme de végétations et de climats !

Les hameaux accrochés aux pentes de la montagne dépendaient fortement de la culture des châtaigniers qui est à l’origine du nom de la commune. Aujourd’hui, Castanet reste un des terrains de jeux favoris des grimpeurs, randonneurs, aventuriers et amoureux de la nature.

A ne pas manquer : la chapelle Ste Eutrope du XIVème siècle (pèlerinage chaque 30 avril), le moulin de Nougayrol (XVIIIème s.), les falaises d’Orques, la croix de Mounis (table d’orientation), Notre Dame de Castanet (XVIIème s.)

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ESCROUX

Niché au creux de la verte et boisée vallée du Gijou, Escroux, autrefois Lacapelle d’Escroux, est traversé par la rivière Giroussel qui dévale du nord au sud les pentes de cette commune au relief accidenté avant de rejoindre le Gijou, peu avant le village de Viane.

Comme la plupart des communes tarnaises de nos montagnes, Escroux fut touché par les guerres de religions. La noble famille de Bayne qui régnait sur le village se convertit à la nouvelle religion protestante et résista avec bravoure aux troupes catholiques du prince de Condé. La tradition orale raconte que ce dernier pris place dans le château d’Escroux, momentanément abandonné par son propriétaire qui était parti porter main forte au Duc de Rohan, à la tête des troupes protestantes, retranchés dans le château de Viane, et qui résista victorieusement à Condé, contraint de lever le siège ! L’édifice le plus ancien d’Escroux est l’église St Pierre. Mentionnée dès le XVème siècle, elle accueillit les cultes catholiques d’Escroux, Roqueferre mais aussi Senaux, alors dépourvus d’église. Cette dernière  est remarquable de par sa chaire, œuvre du célèbre sculpteur Pierre Paul Laclau mais également par son clocher en forme de dôme renfermant deux cloches, et une troisième placée à l’extérieur, à l’extrémité du clocher.

A ne pas manquer : l’église St Pierre et sa chaire en bois sculpté, œuvre de l’ébéniste PP Laclau.

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ESPERAUSSES

Charmant  petit village blotti entre Monts de Lacaune et Sidobre, Esperausses tire son nom du roman esperansa signifiant « espérance ». Un joli nom plein de poésie pour une bourgade qui a connu bien des événements historiques.

Dès le Moyen Age, Esperausses fait partie de la seigneurie de Castres appartenant au Comte de Toulouse, l’un des grands vassaux du Roi. Mais la situation change lors de la croisade contre les Albigeois (Cathares) et la défaite du Comte face à Louis IX qui cède la seigneurie de Castres au cruel neveu de Simon de Montfort. Au XVè siècle c’est la Guerre de Cent ans qui dévaste le royaume de France. Heureusement les montagnes restent moins exposées que les plaines. Esperausses sera touché, comme la plupart de ses voisins, par les guerres de religions au siècle suivant. Le protestantisme s’implante très tôt dans la bourgade et la Réforme est adoptée par les quelques familles nobles esperaussaises ; la légende raconte que le maréchal de Thémines, à la tête des troupes catholiques, aurait mis le feu à Esperausses avant de marcher sur Viane où les troupes protestantes s’étaient retirées. Seul le château de la Barbacane a survécu et a été remis en état au XVIIème siècle.

Aujourd’hui, le village d’Esperausses  attire par son environnement privilégié aux portes du Sidobre, au charme pittoresque et à la quiétude incomparable.

A ne pas manquer : château du XVIème siècle (privé) perché sur le rocher de la Barbacane, le temple protestant, l’église ND de la Nativité, ses placettes et fontaines, ses deux petits parcs arborés.

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FRAISSE SUR AGOUT

Charmant village montagnard typique du Haut Languedoc niché à 780 mètres d’altitude et traversé par les eaux claires de l’Agout, Fraïsse-sur-Agout trouve ses origines au haut Moyen-Age comme en témoigne la croix Saint-Jean, berceau du village et emplacement de la première église, détruite au XVIème siècle par les Guerres de Religions. De nombreuses civilisations se sont succédées sur ces terres, des Celtes aux Barbares, en passant par les Gaulois et les Wisigoths, faisant la richesse de son histoire et de son patrimoine, et où de nombreux lieux y trouvent leur étymologie, notamment le nom du village, signifiant « frêne ». Passée la sombre période médiévale, il faut attendre le XVIème siècle pour que s’établisse une sorte de vie communale et commence à s’organiser la vie du village. Au XIXème siècle, les commerces fleurissent et la vie bat son plein, avant que la Grande Guerre ne vienne faucher la population, comme dans beaucoup de communes rurales.

Aujourd’hui, la vie fraïssignole est paisible, rythmée par les cris des élèves de l’école primaire au cœur du village, ses auberges accueillant touristes et randonneurs. Il règne dans les ruelles de Fraïsse un doux parfum fleuri grâce à une multitude d’espèces florales, dont une grande collection de rosiers, qui embellissent le village et le rendent si singulier. Il est le seul à être classé « 4 fleurs » aux villages fleuris de l’Hérault.

Découvrir le village à son rythme :     le circuit fleuri

A ne pas manquer : l’atelier pédagogique « bois énergie », le paillé de Prat Alaric, le parcours de pêche touristique, l’île sur l’Agout et ses machines à eau (de mai à octobre), le sentier Prévert (5 km), le hêtre millénaire.

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GIJOUNET

Au creux de la vallée du Gijou, entouré de bois et de prairies arrosés par une multitude  de sources et ruisselets, le petit village de Gijounet trouve ses origines au Xème siècle où il est alors dirigé par deux grandes seigneuries jusqu’au XIIème siècle. Ce sont ensuite deux consuls désignés chaque année qui sont en charge de la vie administrative du village, jusqu’à son rattachement à la commune de Viane à la Révolution Française. Gijounet est connu pour ses « pesquiers », réservoirs d’eau artificiels qui permettaient l’irrigation des pentes des vallons et prairies cultivées. Plus d’une soixantaine ont été découverts et répertoriés, en assez bon état pour des constructions de plus de 200 ans d’âge ! Autre curiosité Gijounétine, son église Notre Dame construite en 1872 mais dont le clocher, achevé en 1890, possède une cloche en bronze portant la date de 1655 qui proviendrait du château de Grandval, aujourd’hui en partie noyé par le lac de Razisse dans le Tarn.

Aujourd’hui, Gijounet, situé entre Lacaune et Viane, sur l’ancien tracé la voie ferrée du Petit Train à flanc de colline, est apprécié pour la verdure de ses paysages, sa quiétude et sa douceur de vivre au rythme de la nature.

A ne pas manquer : Ses maisons du XVIème et XVIIème siècle, la table d’orientation de Roquenière, la voie verte du petit Train à travers tunnels et viaducs, le sentier de Malfayère (9 km)

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LACAUNE LES BAINS

La ville de Lacaune possède un patrimoine riche d’histoire et de culture dû à la succession des périodes historiques. Le nom LACAUNE viendrait du latin « Cauna » signifiant «caverne ».

La présence de nombreux mégalithes qui auraient été façonnés et dressés il y a plus de 4000 ans à l’aube de l’Age du Bronze témoignent de la présence de l’Homme depuis des millénaires dans nos contrées. La région de Lacaune compte la plus importante concentration de statues-menhirs en Europe. L’histoire de Lacaune s’éclaire au Moyen-âge. Ce sont les questions religieuses qui domineront ces  périodes des Croisades, Guerre de 100 ans, affrontements entre Huguenots et Catholiques.  Au 18ème siècle c’est l’incroyable histoire de  » l’Enfant Sauvage  » qui secoue les lacaunais, enfant autiste trouvé en 1798 par un groupe de paysans dans les bois de la Bassine, dont l’histoire inspira le célèbre film de François Truffaut.

Au 19ème siècle, l’arrivée du chemin de fer sortira la commune de son isolement avec  la ligne Castres-Lacaune-Murat. Le tourisme va également connaître un essor sans précédent, grâce à l’ouverture d’une station thermale en 1874 qui connut son apogée dans les années 1890. C’est également à cette époque qu’apparaît la salaison.Grâce aux climats océaniques, méditerranéens et montagnards propices à cette activité artisanale elle fait encore aujourd’hui la réputation de la ville et reste sa force économique.

Aujourd’hui, Lacaune attire les visiteurs gourmands grâce à son jambon IGP mais aussi les amoureux de la nature en quête de ressource grâce à ses nombreux sentiers de randonnée et son centre de bien être qui offre un moment de quiétude incomparable !

Découvrir le village à son rythme :     le circuit des fontaines

A ne pas manquer : la maison de la charcuterie et la filature Ramond (de juin à septembre), le musée du Vieux Lacaune, la place du Griffoul et la fontaine des pisseurs, le sentier du Roc de Montalet, la Pierre Plantée (la plus imposante d’Europe), la voie verte sur le sentier du Petit Train, l’Espace des Sources Chaudes, le sentier de l’Enfant Sauvage (d’avril à octobre), la parc du château de Calmels.

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Patrimoine culturel

Temples, églises, chapelles, ponts,  fontaines, anciens fours, moulins, portes anciennes… les Monts & Lacs en Haut-Languedoc sont riches de leur passé.

IL ÉTAIT UNE FOIS…

La destination « Monts & Lacs en Haut-Languedoc peut se targuer de présenter des traces et vestiges de toutes les grands époques historiques. Statues-menhirs du Néolithique, fontaines du 16ème siècle à Viane et Lacaune (toutes deux classées aux Monuments Historiques), vestiges de châteaux à Nages et Canac, la Maison de Payrac (témoin de l’habitat rural montagnard)…, sans oublier nos différents musées dédiés à l’histoire de notre région et métier d’autrefois !

LAMONTELARIE

Lamontélarié était une des trois paroisses constituant la communauté d’Anglès qui s’étendait alors sur une grande partie de l’actuelle commune de Le Soulié. Perché à 800 m d’altitude dans le Parc Naturel Régional du Haut Languedoc, entouré de forêts de feuillus et de résineux ainsi que de vastes prairies, il est un havre de paix pour le promeneur. Au détour d’un sentier, sous la voûte des arbres, se dévoilent les ruines du hameau de Sicardens.

Une petite vingtaine de familles vivaient là au XIXème siècle, dans de petites maisons aux toits de genêt et au sol de terre battue. La terre est pauvre et les hommes doivent louer leurs bras. On les appelle « les Brassiers ». En 1870, une épidémie de charbon s’abat sur le hameau et décime sa population. Le hameau s’est endormi mais la pierre en a conservé la mémoire… Lamontélarié est un village typiquement montagnard avec ses maisons aux toits d’ardoises et son église Sainte Marie-Madeleine du XVIIème s.  Sa situation au bord du lac de la Raviège avec le hameau du Rouquié fait le bonheur des adeptes des sports nautiques et les eaux limpides de ses ruisseaux, celui des pécheurs. La particularité de ses zones humides avec ses tourbières (Sagnes), riches d’une flore et d’une faune exceptionnelles, permet aux amateurs écologistes de découvrir à seulement quelques dizaines de kilomètres de la garrigue méditerranéenne, un écosystème original.

A ne pas manquer : le village et son église Ste Marie-Madeleine, la balade Montéliote (14km), le hameau de Sicardens (à découvrir lors de la balade Montéliote), le sentier de découverte La Sagne des Baysses, le hameau du Rouquié et ses aménagements touristiques, le lac de la Raviège

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LA SALVETAT SUR AGOUT

Trônant sur son éperon rocheux blotti au méandre de l’Agout, le village de La Salvetat fait miroiter ses toits bleutés d’ardoises depuis le XIIème siècle. Mais ses origines remonteraient au VIIIème siècle, lorsque que les premiers habitants se sont établis autour d’un monastère bénédictin dont la chapelle St Etienne de Cavall est le seul témoin. Tirant son nom de « sauveté » ou « le lieu qui sauve », La Salvetat, qui a vu tomber ses fortifications à la volonté du peuple et du Clergé au XIIème siècle, a depuis vocation à être une terre de refuge, notamment grâce au passage de la Voie d’Arles vers St Jacques de Compostelle. Village héraultais traditionnellement catholique car rattaché à l’évêché de St Pons de Thomières, il fut victime des guerres de Religions au XVIème siècle mais ne fut jamais pris par les Protestants. Très prospère au XIXème siècle, il connut un déclin démographique après les Grandes Guerres et l’exode rural qui s’en suivit, avant de connaître son apogée économique autour des années 1950 grâce à la construction du barrage de la Raviège. Le village comptait alors près d’une centaine de commerces.

Aujourd’hui, la commune « pétille » grâce à la notoriété de son eau minérale connue dans la France entière mais aussi grâce au tourisme vert, le lac de la Raviège et ses nombreuses activités nautiques, et sa qualité environnementale incomparable. La Salvetat reste le refuge de nombreux citadins héraultais.

Découvrir le village à son rythme :     circuit du patrimoine

A ne pas manquer : la chapelle romane St Etienne de Cavall et sa mystérieuse vierge noire, le pont St Etienne de Cavall (XIIème s.), le sentier de la Lauze (10 km), le lac de la Raviège et ses aménagements touristiques (bases de loisirs des Bouldouïres et du Gua des Brasses).

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LE SOULIE

La commune de Le Soulié est blottie à flanc de colline, à 900 mètres d’altitude, sur le plateau du Somail. Il est particulièrement bien exposé au soleil, duquel le village tirerait d’ailleurs son nom « Solher ». Le Soulié a réellement existé en tant que tel à partir du XVIIIème siècle. Sa création tient d’une légende locale qui raconte qu’une église devait voir le jour au hameau de Vergouniac. Les Seigneurs de Caraman, hameau situé à l’autre bout du territoire, ne l’entendirent pas de cette oreille et réclamèrent la dite église chez eux. A force de discorde et afin d’apaiser les esprits, il a finalement été décidé que l’église serait construite au lieu dit Le Soulié-Haut, à égale distance des deux fiefs. Le Soulié et ses nombreux hameaux qui jouissent à la fois du grand air et du soleil, deviendra dans les années 50 une station climatique de choix et accueillera un bon nombre de colonies de vacances.

Aujourd’hui, la commune compte une centaine de solariens, et vit principalement de l’agriculture et du tourisme. Le Soulié reste un village au charme typique avec sa fontaine, son église et son ancien four à pain et regorge de trésors du passé avec ses hameaux dans lesquels trônent encore les fours en pierres, (Sept-Faux, Le Banès, La Fajolle) qui revivent le temps de la « journée des fours » au mois d’août,  et certains châteaux (Gransagnes, Caraman).

A ne pas manquer : la croix de St Brancary (ancien lieu de pèlerinage), le château de Grandsagnes (XVIème s.), le sentier des Planques (ponts en lauzes du pays), le village et son église, sa fontaine et son plan d’eau,  les hameaux et leurs fours à pain.

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MOULIN MAGE

Face à l’immuable Montalet, toit du Tarn, ce petit village situé au croisement de Murat et de Barre, entre Tarn et Aveyron, tirerait son nom  de l’occitan « Molin Magèr » soit « le grand moulin ». Le seul moulin d’importance répertorié à ce jour se situe en contrebas de la route de la Fontblanque et de Barre. S’agit-il bien de ce même « grand moulin » ? Rien n’est moins sûr.

Mais Comme la plupart de ses voisines, les terres moulin-mageoises sont habitées depuis plus de 5000 ans comme en témoignent les nombreuses statues-menhirs sculptées par les premiers agriculteurs du Néolithique, dont l’imposant menhir du Vacant. Plus tard, les Romains y passèrent en créant la fameuse voie reliant Béziers à Cahors. Mais il fallut attendre encore plusieurs siècles avant de pouvoir parler de Moulin Mage en tant que commune à part entière. En effet, jusqu’à la fin du XIXème siècle, Moulin Mage n’est qu’un hameau appartenant à la commune de Barre. Mais à partir de 1900, le percement de la route attendue depuis si longtemps, et l’arrivée du Petit Train, permettent la scission entre Cabannes et Barre, et la naissance officielle de la commune de Moulin Mage. Cette dernière est connue pour plusieurs originalités qui méritent d’être soulignées, comme les garennes à lapins très utilisées au XIXème siècle et au début du XXème siècle. Ces constructions de bordures de champs, érigées dans des talus, recouvertes de terre et munies d’une porte métallique fermée à clé n’était autre que des pièges à lapins. Les promeneurs peuvent encore tomber sur certaines au hasard d’un bois, abandonnées depuis les années 1970. Mais la fierté Moulin Mageoise de ces dernières années réside en la personne de l’ancien facteur, vedette du jeu TV Questions pour un champion en 2015 !

A ne pas manquer : l’église Notre dame de Moulin Mage (1836), l’église St Hilaire de Cabannes (1837), le menhir de Vacant

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MURAT SUR VEBRE

Bâti sur la Vèbre, rivière qui donne en partie son nom à la commune, Murat, qui  viendrait du latin « muratum » signifiant « clos de murs », est adossé au rocher du Castelas, surmonté autrefois d’un vieux château. Le bourg de Murat est situé au centre d’une vaste commune qui regroupait autrefois 4 paroisses et dont il reste aujourd’hui les églises.

La communauté d’habitants portait alors jusqu’à la Révolution, le nom de Boissezon de Matviel. Murat sera désigné chef lieu de canton à l’issu de celle-ci. Mais son histoire est surtout marquée par la présence de l’Homme depuis des temps immémoriaux, et notamment par les premiers paysans et éleveurs de la fin de la préhistoire (3 300 à 2 200 ans av. J.C.) qui ont façonné et dressé les statues-menhirs retrouvées en grand nombre dans les Monts de Lacaune. Découvertes il y a déjà plus d’un siècle elles restent une énigme. Cette période est mise en lumière au centre d’interprétation des mégalithes, ouvert il y a une quinzaine d’année, et où les statues les plus emblématiques trônent. Murat, comme ses proches voisins tarnais, est marqué par les guerres de religions au XVIème siècle mais aussi par l’arrivée du petit Train, la construction d’une grande route et de ponts permettant l’accessibilité aux charrettes vers le bas Languedoc et facilitant les échanges.

Tout comme La Salvetat et Anglès, Murat est une étape sur la Voie d’Arles vers St Jacques de Compostelle où les pèlerins apprécient de se reposer et profiter des verts paysages et de la fraîcheur du climat. Cette voie emblématique est fêtée chaque année à l’occasion de la journée jacquaire, le 25 juillet.

Découvrir le village à son rythme :     Vèbre Coeur

A ne pas manquer : Le musée des mégalithes, l’église St Etienne, les vestiges de la tour de Boissezon et du château de Canac, le sentier des Tourelles (12 km), le sentier du Plo de Canac (vestiges du château visibles), le moulin de Narulle.

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NAGES

Le petit village de Nages est bâti sur la rivière le Viau laquelle nait  près du Mont Barre et coule doucement vers le sud, jusqu’au lac du Laouzas où elle rejoint la Vèbre.

Nages abrite plusieurs bijoux architecturaux de l’histoire, à commencer par le château des Comtes de Thézan. Ces derniers n’y venaient guère et les lieux furent investis par les troupes protestantes lors des guerres de religions du XVIème siècle. A la Révolution, le Comte ne fut pas inquiété et sa fille, puis sa petite fille héritèrent des lieux jusqu’à la première Guerre Mondiale. Ce n’est que par la suite qu’il fut vendu à la commune de Nages. Aujourd’hui, le centre de recherche du patrimoine de Rieumontagné a acquis deux tours et après rénovation, sont devenues salle d’expositions.

Nages vaut également le détour pour son église St Victor, attenante au château. L’église St Martin originellement paroissiale, fut détruite lors des guerres de religions et suite à ces évènements, la chapelle castrale st Victor du XVème siècle fut prolongée au XVIIème siècle, puis modifiée au XIXème siècle pour former aujourd’hui  l’église paroissiale. Elle renferme de magnifiques et remarquables fresques de Michael Greschny.

Mais Nages, c’est aussi le lac du Laouzas dont le barrage construit en 1960, entraîna une modification des paysages considérable et marqua les esprits à tout jamais. Au bout du lac, se trouve le petit hameau de Villelongue dont le clocher de son église surplombe le lac en majesté.

Plus loin dans les bois, Nages c’est est aussi la Maison de Payrac, ancienne ferme du XIXème siècle réaménagée en musée de plein air.

Nages reste le refuge des citadins fatigués de la ville et qui cherchent un instant de fraîcheur et d’air pur où se mêlent le bleu du lac et le vert des forêts.

Découvrir le village à son rythme :     le circuit « Nages au fil du Viau »

A ne pas manquer : les tours du château, les fresques de Greschny de l’église St Victor, la maison de Payrac (de mai à octobre), le presbytère de Tastavy et son conservatoire de la mémoire catholique, le lac du Laouzas et sa base de loisirs de Rieumontagné, le musée de la vie paysanne, les sentiers de randonnée : les termes de Tsaquarello, le tour du lac, entre lac et château, le sommet de Rouayras

ROSIS

La commune de ROSIS s’étend sur près de 5 300 ha  et est constituée de 22 hameaux parsemés de  la vallée de la Mare aux Gorges d’Héric.  Autrefois nommée St Gervais – Terre foraine, elle fait l’objet au XIXème siècle d’un échange d’enclaves cadastrales afin de délimiter strictement des territoires communaux. C’est en 1827 qu’elle prend alors le nom de Rosis, patronyme du château de la famille noble du pays, les De Portalon de Rosis.

Le hameau de Rosis n’est pas le plus peuplé de la commune. C’est à celui d’Andabre, situé aux portes de St Gervais sur Mare, où étaient autrefois exploitées des mines d’anthracite, que la vie communale est centralisée. La commune est sillonnée par des sentiers de randonnées prestigieux à travers la montagne de Rosis et  l’imposante  masse abrupte du Caroux et de l’Espinouse.

Terre d’aventure par excellence, c’est le lieu de prédilection des adeptes de l’escalade, le domaine des randonneurs, et celui de l’aigle royal, et des mouflons de Corse introduits en 1956, avec la réserve nationale  de Chasse et de faune sauvage peuplée d’environ 1800 têtes.

A ne pas manquer : le hameau de Douch avec la maison du Mouflon, les départs de sentiers de randonnées P.R, le sommet du Caroux, la table d’orientation, le moulin de la Fage, les hameaux de Rosis, Andabre, Cours … et leurs maisons d’architecture cévenole en authentiques pierres et lauzes du pays.

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SAINT-SALVI DE CARCAVES

Cette petite bourgade du canton de Viane, et de 90 habitants, est située sur des terres montagneuses inclinées vers l’Ouest. Le Dadou, principale rivière de la commune est encore un tout petit ruisseau à Saint Salvi. Il y prend sa source,tout  près de la Frégère, et dessine de nombreux méandres au fond de l’étroite vallée encaissée. Puis, la commune et le vallon s’élargissent au niveau du village. A 730 mètres d’altitude, le froid et l’ humidité donnent naissance à une végétation abondante sur un paysage très verdoyant : chêne, hêtre, frêne, châtaignier, buis, houx, genêt, fougère, bruyère tapissent les espaces non cultivés.

Les origines de Saint Salvi de Carcavès se perdent dans la nuit des temps. La statue menhir des Ouvradous, découverte en 1930, témoigne d’une période remontant à 3000 avant Jésus Christ, comme beaucoup d’autres statues-menhir parsemées en Monts & Lacs en Haut-Languedoc. Le nom du village ferait quant à lui référence à Salvius, Evêque d’Albi, et son développement serait dû notamment à sa position sur l’axe Albi-Lacaune, autrefois très fréquenté.

St Salvi connut une période trouble au XIVème siècle avec de nombreux pillages et conflits qui ruinèrent une partie de la contrée, mais le calme revint au milieu du XVème siècle. Plus tard, comme dans la plupart des villages du territoire, la démographie resta stable jusqu’à la fin du XIXème siècle, puis chuta suite aux guerres, et à un exode rural au profit des villes tarnaises proches.

Aujourd’hui, les saint-salvigeois vivent principalement de l’agriculture et cette vallée verdoyante attire de nombreux estivants, souvent étrangers, à la recherche de calme et d’authenticité.

A ne pas manquer : le rocher de la Vierge et la table d’orientation

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SENAUX

L’un des plus petits villages du Tarn, niché au creux des Monts de Lacaune, Senaux tirerait son nom d’une ancienne villa Gallo-Romaine, SENALDUS, située sur l’ancienne voie romaine reliant Béziers à Cahors.

Senaux est connu pour son château appartenant aux De Goudon, famille de nobles protestants, et son pigeonnier abritant une fontaine romane unique en son genre de par son architecture en pierre sèche de lauze dont on ne connait pas d’équivalent ! Elle a été réhabilitée par l’association les Amis de Senaux. Jusqu’au début du XXème siècle, les habitants avaient pour habitude de puiser l’eau à cette source.

Traversée par les trois ruisseaux de Blateyrou, Gijoussel et Sepval, Senaux séduit par la fraîcheur et la verdure de son environnement, ses ruelles typiques et son puits qui en font un village de campagne au charme unique.

A ne pas manquer : la fontaine du pigeonnier, le village et son puits

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VIANE PIERRE-SÉGADE

Petite bourgade tarnaise blottie à flanc de colline, au creux de la vallée de Gijou, Viane est un village au passé est extrêmement riche. A l’origine, c’est un hameau situé sur le rocher du même nom qui proviendrait de vianova, « voie nouvelle » en prolongement de la voie romaine de Roquecézière.

Au Moyen Age, il abrite un château féodal qui sera incendié lors des Guerres de Religion et dont il ne subsiste rien. Viane « le Rocher » perd peu à peu de son influence au profit de « Pierre Ségade » (pierre sciée) située au fond de la vallée. Viane a la particularité de voir se côtoyer quatre communautés religieuses. Ancienne place forte Cathares pendant la Croisade des Albigeois, elle devient place forte huguenote dès 1562, et accueille de nombreux protestants. Elle est alors Le lieu de rassemblement du Désert. Plus tard, la vie viannaise sera chamboulée par l’arrivée du Petit Train en 1907 qui amène Castres à moins de trois heures de route, une véritable révolution !

Grâce à cette richesse historique, le village est un véritable musée à ciel ouvert ! De nombreux édifices religieux  tels qu’églises catholique, évangélistes et temples protestants y résident, de nombreux ponts et fontaines s’y découvrent, dont la plus célèbre reste la Fontaine de Recoules mystérieux édifices duXVIème siècle, inscrit au Monuments Historiques.

Découvrir le village à son rythme :     sentier du patrimoine de Viane

A ne pas manquer : le Rocher (point de vue surplombant le village), l’église Notre Dame (XIXème siècle), source de Pratmayou, lac de la Rabaudié, la fontaine de Recoules (XVIème siècle)

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photos et textes exportés du site https://www.tourisme-montsetlacsenhautlanguedoc.com/